jeudi, février 09, 2006

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lundi, novembre 07, 2005

Commentaires

Juste pour vous dire que vous pouvez à présent laisser des commentaires pour chaque post.
Voilà, n'hésitez pas...

De l'art de récupérer le tragique

Voici le sentiment de Jérôme Guedj, Vice-président PS du conseil général de l'Essonne et Conseiller municipal de Massy, auquel j'adhère. Propos parus dans Libération du 6 novembre 2005
http://www.liberation.fr/page.php?Article=336270


Je suis frappé de ce dilemme permanent : l'écoeurement face à ces violences inutiles, stériles et autodestructrices mais aussi très vite l'expression diffuse d'une solidarité, une compréhension fataliste de ce qui se passe. Les réflexes politiques reviennent vite : cette situation profite directement à tous ceux qui souhaitent évacuer la question sociale pour lui substituer les enjeux sécuritaires. Ce gouvernement échoue délibérément en matière de lutte contre le chômage et la précarité, d'amélioration du pouvoir d'achat, de résorption de la crise du logement, de défense des services publics… Alors rien de tel que de susciter la peur et de flatter les instincts sécuritaires. Les provocations de Sarkozy sont délibérées. Elles sont destinées à mettre le feu aux poudres. « Cela couvait depuis longtemps », nous a asséné le ministre de l'intérieur. Il savait donc que ses mensonges (après la mort des deux jeunes à Clichy) et ses provocations de langage réitérées (à La Courneuve, Argenteuil ou ailleurs…) suffiraient à mettre le feu, au sens propre comme au sens figuré. Et voilà la thématique sécuritaire de nouveau propulsée à la une des journaux, comme en 2002 lors de l'élection présidentielle. Accessoirement, en invitant les responsables religieux à prendre leur part dans la gestion de la crise, Sarkozy conforte le modèle communautariste qu'il défend. Et voilà un beau projet, très bushien, extrêmement cohérent, de libéral-communautarisme pour 2007…
Mon sentiment à moi, c'est que Sarko s'est brûlé les ailes, car les Français vont finir par assimiler les évènements de ces derniers jours à l'échec de sa politique.
Diminuer l'Etat social, c'est augmenter l'Etat policier. Le modèle d'unité républicaine est en jeu. Dans le même temps qu'on promeut les organisations religieuses, on diminue les subventions aux associations républicaines. Cela va mener à une communautarisation et une atomisation de la vie sociale. Au lieu de se limiter à utiliser intelligemment le dynamisme des forces du marché, Sarko tente d'appliquer une orthodoxie libérale comme remède à tous les problèmes de la société.

samedi, octobre 29, 2005

Le véganisme, le stade ultime de la niaiserie

Vivre dans un pays étranger amène souvent à faire la rencontre de phénomènes bizarres et incompréhensibles. Le dernier en date, c'est le véganisme.

Alors, qu'est-ce qu'un Végan ? Il s'agit d'un individu ne mangeant ni viande, ni poisson, ni aucun aliment provennant d'un animal. Se voient donc proscrits le lait, les oeufs, le beurre. Que reste-t-il, me direz-vous ? Les fruits, les légumes et tout les aliments à base de soja (lait de soja, beurre de soja, glace au soja etc.)

J'ai été mis au fait de l'existence de telles personnes au cours d'un repas collectif, lorsqu'une végane habitant dans le même corridor que Marie s'est prise d'une envie de mangerla même chose que nous. Elle a donc dû courrir au ICA d'en bas à 22h du soir pour se chercher de la glace au soja immonde (un goût de préparation pour gâteau) qu'elle a alors allègrement saupoudré de nesquick...

Pourquoi se compliquer la vie à ce point ?
Eh bien, après les végétariens qui ne mangent pas de viande parce "c'est pas bien de tuer les animaux", voilà les végans qui ne mangent pas d'oeufs parce que "on exploite les poules". Alors que pendant ce temps, c'est vrai qu'elle pourraient aller à l'école, s'instruire, chercher du travail...
Idem pour le lait, car on oblige les vaches à avoir un veau par an (oui ca marche pareil que pour les humains). Les pauvres, c'est vrai que les vaches ont déjà du mal à combiner maternité et travail...

Moi, ça me fait bien rire surtout lorsque la même personne porte des chaussures Nike fabriquées par des enfants vietnamiens...

Végans de tous les pays, unissez-vous et rejoignez l'Internationale de la niaiserie !

samedi, octobre 08, 2005

Juste pour le plaisir...

Mir drinke numme Bier


Ich trink e Bier

Du trinksch e Bier
Mir trinke Bier
Alli trinke Bier !

Hallo, salut, wie geht’s ? … Un trink’sch ebs ?
Met alcool, vielicht au frisch ? S’esch Egal, was de b’stellsch.
Hoplà, also, e Seidel, im e Humpe
Vom Premix, wenn net gar nix
Gebt nix besser’s wie e Pils !

Un mir trinke nume nume Bier,
nume nume Bier, nume nume nume Bier
Fresch ussem Fass, ver’s ganze Elsass
Lauft grad ab in d’kiwel nab …

Blondes, brunes, wisses, rotes
Hoplà, was esch jetzt lust zem trinke ? Du Fajoller !
Also, also, alter Hewel, im e Humpe
Wenn I’ drink des guete Pils
Bin direct im Paradis !

Un mir trinke nume nume Bier,
nume nume Bier, nume nume nume Bier
Fresch ussem Fass, ver’s ganze Elsass
Lauft grad ab in d’kiwel nab …

Dödsdansen

Vendredi 7 octobre 2005

Un ami m'a procuré un billet gratuit pour aller voir une pièce de théâtre. Il s'agissait de Dösdsansen, d'August Strindberg. La pièce date du début du siècle et n'était évidemment pas surtitrée.
Résultat, j'ai pas compris grand chose. Pour ceux qui ont vu le sketch de Gad Elmaleh, La Cigarette, c'était exactement pareil (mais ca a duré moins longtemps).

http://runeberg.org/dodsdans/

La pièce parle d'un couple qui va vers ses 25 ans de mariage et qui oscille entre amour et haine. Lui est capitaine dans l'artillerie de l'ïle isolée sur laquelle ils habitent. Arrive Kurt, le cousin de la femme, Alice, qui durant toute la pièce va devoir choisir entre l'un ou l'autre.

Voilà

Hyderabad

Petit rappel : en Suède, on ne prend en général qu'un seul cours à la fois pour une période de cours réduite (un ou deux mois). En septembre mon cours était Swedish Politics. Ce mois-ci il s'intitule International Political Economy. La IPE traîte des relations entre l'Etat et le marché, c'est très intéressant.
Fait plus intéressant encore, notre professeur est indien et vient de l'université de Hyderabad. Il est invité en Suède pour un mois, juste pour nous. Il est très sympatique et très dynamique, mais parfois difficile à comprendre (il a le même accent que Apu des Simpsons).
Dans ce cours nous sommes mélangés avec des Suédois.

pluche !

lundi, octobre 03, 2005

Incident diplomatique (boulette)

Dans le genre oups... :

Discussion de fin de soirée avec un Suédois en présence de Bintou et Yolaine. Le Suédois nous explique que pour lui, ce n'est pas la peine d'entammer une discussion avec quelqu'un, si l'on ne peut rien en tirer pour son intérêt personnel... Par exemple, cela ne sert à rien de demander à la caissière du ICA (oui du Auchan) comment elle va car au fond, en s'en fout royalement etc.

Arrive une discussion sur la police (on devait parler des ammendes si pas de lumière). Pour montrer que je connais un peu les expressions suédoises, je dis :
Polis, polis, potatis gris !

Traduction : Police, police, patate de cochon (c'est une version enfantine de "22 v'là les flics")

A ce moment-là il me regarde un peu comme Samuel L. Jackson dans Pulpfiction :

"Faut pas dire ça"

Stupeur... je me reprends et lui demande :

"Pourquoi, ton père est policier ?

- Oui, et ma mère aussi !"

...

dimanche, octobre 02, 2005

Du bon pain

Comme ya pas moyen de trouver du bon pain a uppsala, on décidé d'en faire nous mêmes. Noëlle, dont les parents sont boulangers, prend le commandement de la cuisine.
Alors, pour faire du bon pain, il faut de la farine, de l'eau, du sel et de la levure fraiche en cube (et du lait et du sucre si on veut faire du pain de mie).

Donc on mélange le tout jusqu'à obtenir une pâte immonde comme ça :

En langage de boulanger, ça s'appelle le pâton (non, ce n'est pas un baton alsacien...)

Ce pâton, il faut le paîtrir longtemps, très longtemps....


Ensuite, on laisse le pâton "pousser" pendant une heure, on le re-malaxe, et on le relaisse lever.
Puis on le met au four et ca donne ca :












































Systembolaget

Je suis allé pour la première fois dans le temple suédois de la boisson avec son fameux logo vert :

Pour les novices : en Suède, les boissons contentant plus de 3,5%
d'alcool n'on pas le droit d'être vendues dans les supermarchés ordinaires (car l'alcool c'est péché) et sont disponibles dans des magasins d'Etat, les Systembolag.
Coïncidence heureuse, la directrice de cette chaîne n'est autre que ... la nouvelle femme du Premier Ministre, Göran Persson !

Première impression : c'est grand, c'est beau, c'est propre. A l'entrée, un stand avec des brochures gatuites sur les méfaits de l'alcool et que c'est pas bien si on en boit trop.

Les alcools sont classés par type : alcools forts, vin rouge, blanc rosé, cidres, bières etc. Au sein des catégories, par exemple celle des vins rouges, les bouteilles sont classées par prix, du moins cher au plus cher. Je me dirige instinctivement vers la rangée des moins chers, et je retrouve ma bouteille bien connue de vin chilien Gato Negro.

Simplement, là où elle coûte 4 € en France, elle coûte ici près de 60 couronnes, soit 50% plus cher...soupir.

A la sortie, vérification d'âge obligatoire. On n'est en effet autorisé à acheter de l'alcool qu'à partir de 20 ans. Content d'être de juillet!

dimanche, septembre 25, 2005

International Gasque

Vendredi 23 Septembre


Aujourd'hui a lieu le tant-attendu gasque international. Un gasque, c'est un néologisme esotériste inventé par les universitaires d'Uppsala pour désigner une sorte de gala où tout le monde se met sur son 31 pour manger, boire et chanter.
Donc costume de rigueur pour les monsieurs, et robes pour les madames.

Les gasques sont en général organisés par les nations tout au cours de l'année et comportent à l'occasion des thèmes.
S'agissant ici du gasque international, les participants venus des quatre coins du monde n'avaient pas forcément pensé à emporter les habits requis. En conséquence, H&M a été pris d'assaut et a équipé la moitié de la joyeuse compagnie.

Prix de l'évènement : 260 couronnes, soit pres de 30 euros.

Au final, le menu est assez décevant car la nourriture est spartiate :

En entrée, deux triangles de pain avec des patates et du hareng.
En plat, du fillet de rennes avec des patates.
En dessert, de la glace à la vanille avec quelques morceaux de pommes.

Pour accompagner ça, une bierre et deux verres de vin.
Pour faire mon intéressant, j'ai dit que je trouvais le deuxième vin bien meilleur que le premier. Evidemment, c'étaient les mêmes...

Comme le veut la tradition suédoise, le repas est entrecoupé de discours et de chansons.
Il s'agit de ce que les Suédois appellent des snapsvisor, des chansons à boire.
Le principe est tout con : on chante, et puis on boit son schnaps.

La plus connue des snapsvisor est Helan går qui signifie en gros "tout y passe" :

Helan går

Helan går, sjung hopp,fa-de-ral-lan-lal-lan lej!
Helan går, sjung hopp,fa-de-ral-lan lej!
Och den som inte halvan tar,han heller inte helan får.
Helan går!Sjung hopp, fa-de-ral-lan-lej!
Hej !

Il y a en aussi une qui se chante sur l'air de l'Internationale et qui veut dire :

Plus d'eau de vie dans les verres, plus de verres sur notre table, plus de tables aux fêtes, etc.

Mera brännvin
Mera brännvin i glasen,
mera glas på vårt bord,
mera bord på kalasen,
mer kalas på vår jord.
Mera jordar med måne,
mera månar i mars,
mera marscher till Skåne,
mera Skåne,
Gud bevars, bevars, bevars!

Donc bonne ambiance.
Après cela, on a droit à un orchestre composé principalement de violons jouant de la musique traditionnelle suédoise ressemblant beaucoup à de la musique traditionnelle irlandaise.
Puis une chorale masculine habillée à la croisière s'amuse (j'allais dire : à la mord-moi-le-noeud...)
Tout le monde espérait secrètement qu'ils se mettent à chanter In the Navy, mais à la place ils nous entamment des chants en plusieurs langues, dont La Marseillaise.
A la fin, quand tout le monde est bourré, on enlève les tables et on transforme la salle en bar et en dancefloor pour une soirée endiablée jusqu'à...2h du mat!

Teletubbies